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26 mars 2021
Lucille BELLEGARDE Ingénieur Paris Grignon (2009)

Portrait - Travailler en accord avec ses valeurs

Lucille BELLEGARDE (PG 09)

Des premiers pas dans le monde de la recherche...

Lucille choisit l'Agro par goût pour les sciences du vivant. Bien loin de son milieu citadin, elle se passionne pour l'élevage dès la première année lors du stage en exploitation agricole. Ses stages en Australie et en Ecosse puis à l’INRA lui confirment son attrait pour l'élevage et plus précisément l'éthologie appliquée. Elle choisit la spécialité Zootechnie et s'engage en thèse, co-dirigée par AgroParisTech et l'Université d'Edimbourg.

Sa thèse porte sur la perception des émotions chez les petits ruminants d'élevage (brebis et chèvres). L'objectif est de comprendre comment les animaux réagissent émotionnellement entre eux mais aussi comment les pratiques d’élevage peuvent influencer leur comportement.

...aux ONG welfaristes

Le monde de la Recherche étant très précaire et l'éthologie un domaine très spécialisé offrant peu de postes, Lucille cherche une situation plus stable. Lors de sa thèse au Royaume-Uni, elle découvre le travail des ONG welfaristes, plus développé qu'en France. Lorsqu'un poste s'ouvre à Paris chez CIWF (Compassion in World Farming), elle se présente avec enthousiasme. Son profil ingénieur agronome spécialisé en productions animales expert en éthologie est idéal. Elle devient chargée d'affaire agro-alimentaire au sein d'une équipe internationale.

Son rôle est d'accompagner les acteurs de la filière animale (producteurs, acheteurs, distributeurs) par le conseil, la formation, l'appui à la mise en place de cahier des charges pour le bien-être animal, la construction d'outils d'audit, la mise en place de systèmes d'élevage innovants et la communication pour la valorisation des engagements pris la filière auprès des consommateurs. Le bien-être animal est en plein essor et Lucille aime travailler avec des acteurs très variés, « Je peux être un jour à La Défense et le lendemain dans une ferme. Mon métier est concret et je peux rapidement voir les résultats de ce que je propose. » En lien permanent avec les chercheurs vétérinaires et agronomes, elle est informée des actualités scientifiques.

Travailler en ONG est un choix de vie pour Lucille. « J'apprécie la grande flexibilité et la liberté d'organisation, qui me donnent une belle qualité de vie. C'est très gratifiant d'avoir un impact dans ce qu'on fait. Travailler en accord avec ses valeurs est important pour moi. Je ne veux pas de compromis dans ma vie professionnelle ».

 

Portrait réalisé par Laetitia Chegard pour Planète Agro n°7

 

 

 

 

 

 

[1]Le welfarisme, de l'anglais « welfare » signifiant « bien-être » , ici bien-être animal



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